CEDH: condamnation de la France pour des conditions dégradantes de détention de gardés à vue

Le 2 octobre 2014, la CEDH a condamné la France pour violtion de l'article 3 de la Convention EDH (interdiction des traitements inhuains ou dégradants). En effet, au cours de leur garde à vue, les détenus avaient manqué d'espace, de lumière et d'aération, et que de ce fait ils ont subi des souffrances aussi bien physiques que mentales.  Il convient de préciser qu'en l'espèce, les requérants étaient gardés à vue dans des cellules collectives, ne disposant pas de toilettes isolées, n'étaient pas munies d'un système d'aération suffisant et étaient privées de la lumière naturelle.  Cf. CEDH, 2 octobre 2014, req, n°2871/11, Fakailo dit Safoka C/ France