L’appel des associations de victimes de terrorisme pour la reconnaissance des préjudices d'angoisse

    Les associations d’aide aux victimes et les associations de victimes de terrorisme lancent un appel aux représentants de l’État pour la reconnaissance des préjudices d’angoisse des victimes d’actes de terrorisme.   En effet, le 27 mars prochain, le conseil d'administration du Fonds de Garantie (FGTI) doit se réunir pour décider de la suite à donner à la reconnaissance des préjudices d'angoisse des victimes directes et des proches de victimes de terrorisme.   La reconnaissance de ces préjudices d'angoisse serait une juste et équitable prise en compte du vécu ressenti au cours de l'événement par les victimes directes qui ignoraient si elles allaient survivre ou mourir et par leurs proches qui ont passé des heures, des jours sans nouvelles.    La volonté d'indemniser ces préjudices d'angoisse est parti de la présentation du Livre Blanc en novembre 2016, fruit du travail de 170 avocats de victimes puis des conclusions favorables du rapport rédigé par le groupe de travail présidé par Madame le professeur Porchy-Simon et présenté le 6 mars dernier à Madame Meadel. Indemniser les préjudices situationnels d'angoisse, indépendants des autres préjudices reconnus jusqu'à présent, constituerait une avancée considérable du droit à l'indemnisation des victimes d'actes terroristes.              
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